Chronique de septembre
- Une mouche pique une olive et y pond un œuf.
- L'œuf éclot, une larve nait,
- La larve mange l'olive pendant près de 2 semaines,
- Elle finit par ouvrir un trou pour sortir de l'olive,
- Mais elle reste dans le fruit et se pupéfie*,
- Après quelques jours elle devient une mouche adulte,
- Elle sort par le trou préparé,
- Elle va s'accoupler,
- et le cycle recommence.
* nota : les larves d'automne se pupéfient au sol, celles de l'été restent dans les olives
C'est simple, les oléiculteurs et scientifiques ont compris et décrit ce cycle depuis des décennies, pourtant la mouche reste le problème numéro UN de l'oléiculture moderne.
On a essayé beaucoup de choses :
- Stériliser puis lâcher des mouches mâles : l'opération était trop délicate !
- Protéger les arbres avec de grands filets : cela coûtait une fortune en filets !
- Pulvériser un répulsif sur les arbres : ça sentait mauvais !
- Piéger toutes les mouches d'un verger, ça coûtait cher et ça attirait les mouches du voisin !
- Favoriser, voire introduire des insectes qui sont naturellement prédateurs de la mouche : ceux-ci ne voulaient pas toujours s'attaquer aux mouches !
- ...
La méthode qui reste la plus utilisée est sans conteste celle qui consiste à tuer les mouches avec des insecticides. Pourtant ça ne marche pas forcément mieux. La preuve, il y a davantage de mouches aujourd'hui qu'il y a 100 ans et ça empoisonne l'oléiculteur et l'environnement ! Bien sûr on peut choisir des produits plus « doux » comme Synéis Appât (traitement localisé) de préférence à d'autres produits, mais les effets négatifs restent nombreux.
Aujourd'hui pourtant il existe un produit naturel et non-toxique, qui permet d'empêcher réellement la mouche de pondre dans les olives, c'est l'argile calcinée. Certes il faut être équipé d'un bon pulvérisateur, mais pourquoi, si peu d'oléiculteurs l'ont-ils adopté, pourquoi continuer à utiliser des produits dangereux quand d'autres non toxiques sont disponibles ?
« ...nous avons beau savoir que les mauvaises actions donnent inéluctablement de mauvais résultats, la leçon ne porte pas et nous continuons à commettre des erreurs. Si notre cerveau n'enregistre pas la leçon, c'est parce qu'il y a un décalage dans le temps entre l'action et le résultat qui s'ensuit. » Mata Amritanandamayi, dît Amma
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