Un peu d'histoire ...
L’olivier est certainement cultivé en Haute Provence dès l’époque romaine, mais aucune trace ni aucun écrit ne permet de l’affirmer.Il est vraisemblable qu’au 9ème siècle de notre ère, la culture de l’olivier se soit développée réellement lors de l’installation des premiers prieurés.
Puis, vient une période où la trace de l’olivier est peu présente dans les archives et cela jusqu’au milieu du 14ème siècle. A partir de cette date, les vergers d’oliviers deviennent plus nombreux, et au 18ème siècle, leur extension en altitude et en latitude est maximale. Cette altitude élevée implique un départ en végétation des oliviers plus tardif, ce qui les protège mieux des gels de 1709,1768 et 1769, qui déciment le reste de la Provence.
Il s’ensuit qu’au début de 16ème siècle, l’olivier est encore une culture fondamentale et rémunératrice en Haute Provence, malgré de nouveaux gels en 1802 et 1820. Ces derniers sévissent encore en 1849 et 1864, puis successivement en 1870 et 1871 où avec la concurrence des huiles étrangères et coloniales ainsi que des autres matières grasses, s’amorce le lent recul de l’oléiculture. Il se poursuit jusqu’au gel de 1956 qui sonne le glas de l’oléiculture française.
Ce n’est que dans les années 1980 que des conférences sur le thème de l’huile d’olive et la santé, redonnent à ce produit traditionnel une aura exceptionnelle. L’huile d’olive valorisée relance la culture de l’olivier en Haute Provence, où grâce à l’originalité de son terroir, de la typicité de ses variétés, du savoir-faire de ses mouliniers et du dynamisme de ses oléiculteurs, l’ Appellation d’ Origine Contrôlée « Huile d’olive de Haute Provence » est obtenue par décret le 13 décembre 1999.
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