La réhabilitation des oliviers ...
L'objectif
Les différentes associations engagent divers projets sur leur site, mais plus particulièrement accés sur la réhabilitation des oliveraies . Ce type de projet a pour objectif global de redonner de la valeur à des coteaux oléicoles abandonnés afin de pérenniser leur entretien. Cette valeur s’inscrit dans une démarche de développement durable des territoires et se décline en 3 points :
1.Valeur environnementale :
La fonction paysagère des oliviers n’est plus à démontrer dans le midi de la France, où les activités touristiques sont importantes et la préservation des paysages, un enjeu majeur. Les vergers d’oliviers ont un rôle déterminant dans la prévention des incendies. En revanche, s’il sont abandonnés, ils de viennent très vite inflammables. De plus, en maintenant ces oliveraies en culture, on préserve un équilibre écologique fragile sur des espaces tampons (faune et flore rares ou menacées).
2.Valeur sociale et patrimoniale :
Les vergers oléicoles sont traditionnellement cultivés en coteaux en Haute Provence. On y trouve des oliviers de plus de 400 à 500 ans, liés à des savoir-faire importants relatifs à leur entretien, ainsi qu’à des traditions ancestrales. A ce titre, ils font partie intégrante du patrimoine local qu’il faut sauvegarder.
3.Valeur économique :
Leurs situations et leurs configurations topographiques rendant leur mécanisation peu envisageable, les vergers oléicoles traditionnels en coteaux, ont été délaissés par les agriculteurs professionnels, car peu rentables au vu des critères de l’agriculture moderne intensive (on considère qu’il faut 14 hectares d’olivier pouvant être mécanisés pour dégager le revenu d’une exploitation agricole). En revanche, ils permettent à de petits oléiculteurs de produire l’huile de leur consommation familiale. C’est dans cet esprit que de nombreuses personnes attachées à leurs racines provençales et à la consommation d’une huile de qualité, cherchent à acquérir de petits vergers. Ainsi, les prix de ces derniers flambent et dépassent couramment les 153 € par pied d’olivier, soit 46000 € par hectare, alors que les mêmes terrains embroussaillés, sans accès, peuvent se négocier pour moins de 3000 € par hectare.
Les étapes
1. Maîtrise foncière :
Etat des lieux, contact avec les propriétaires, rachat, rétrocession, régularisation des accès, préemption de la collectivité, etc.
2. Inventaire :
Inventaire des éléments du patrimoine naturel, culturel, bâti, etc. ; diagnostic de territoire intégrant les dimensions socioculturelles locales.
3. Coût
Evaluation du coût des travaux et recherche de financements.
4. Aménagements au minima :
Création des accès nécessaires à la remise en culture dans des conditions socio-économiques réalistes et modernes.
5. Réhabilitation – Maîtrise technique :
Evaluation réaliste des potentiels de reprises et de la productivité des vergers. Soutiens techniques lors de remise en culture auprès des oléiculteurs, et éventuellement, auprès des prestataires de service du débroussaillement.
6. Dynamisation du projet – Animations :
Création de liens, de réseaux, de soutiens techniques ; permettre aux habitants de s’approprier le projet localement.
En ce qui concerne ce 6ème point, et afin de pérenniser l’entretien des oliveraies traditionnelles en coteaux, les actions du Groupement des oléiculteurs de Haute Provence et du Luberon se divisent en 2 axes distincts :
- Appuis aux oléiculteurs : formations, stages et démonstrations techniques, bulletin d’informations, diagnostics de parcelles, mise à disposition d’un technicien conseil.
- Promotion de l’oléiculture : animations pédagogiques, accueil touristique, fête de l’olivier, fêtes de l’huile nouvelle.
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