Les Adhérents en quelques chiffres ...
Le Verger
L'ensemble des 600 membres du Groupement des oléiculteurs de Haute Provence et du Luberon représente 120 000 oliviers dont 85 % sont des vergers traditionnels en coteaux, les 15 % restant, des plantations en plaine.
On assiste depuis quelques années à une explosion du nombre d’oliviers due à des plantations importantes : pour 3 oliviers déclarés aujourd’hui en Haute-Provence, 2 ne sont pas encore productifs.
La production moyenne d'un olivier est de 8,5 kg d'olives.
L'Oléiculteur
Les oléiculteurs ont en moyenne 252 arbres dont 89 en production et 163 encore improductifs.
75 % des oléiculteurs ont moins de 200 oliviers et sont pour la plupart oléiculteurs non professionnels. Ces derniers ne cultivent en moyenne que 113 arbres . Seulement 10 % des oléiculteurs sont exploitants agricoles.
65 % mènent leurs olives dans un moulin coopératif. 35 % dans un moulin privé.
La Technique
La taille
Elle reste le principal poste de travail avec la récolte. Mais les différences entre oléiculteurs sont considérables pour des arbres de gabarit équivalent, la moyenne est de 30 minutes par olivier adulte mais les variations vont, par arbre, de 3 minutes pour les plus rapides à 2 heures pour ceux qui prennent leur temps... Sur le plan technico-économique, la taille devait, pour rester rentable, ne pas dépasser 1 minute par kilo d’olives produit (ex. : un arbre qui fait 20 kg d’olives ne doit pas nécessiter plus de 20 minutes pour la taille)
Élimination des résidus de taille
Les branches sont encore très souvent éliminées par brûlage. Le broyage est pourtant la meilleure solution agronomique, mais les difficultés pratiques qu’il soulève en terme d’ équipement, de temps, de coût, freine son développement. C’est pour cela qu’une majorité de petits oléiculteurs évacue leurs résidus de taille dans une déchetterie.
La fumure
Les sols de Haute Provence sont généralement pauvres et l’apport de matières organiques pour les amender, et/ou l’épandage de fertilisants minéraux ou organo-minéraux, sont essentiels pour le développement des oliviers. Ces apports se font en fin d’hiver pour les amendements organiques compostés et/ou en début de printemps pour les fertilisants. Ces derniers, suivant leur composition, pourront être apportés en plusieurs fois au cours de l’année afin de mieux répondre aux exigences des arbres. De même une fertilisation foliaire complémentaire fournira aux oliviers certains oligo-éléments peu disponible dans nos sols, mais essentiels à certaines périodes cruciales de la vie de l’olivier, comme la floraison ou la nouaison. 40% des oléiculteurs de Haute Provence l’emploient, mais de façon modéré avec 1,6 passage par an de fertilisant foliaire.
Les traitements phytosanitaires
Les oléiculteurs effectuent par an, un peu plus de 2 traitements au cuivre. Etant en Haute Provence, les traitements insecticides, sont logiquement limités, avec à peine : 0,8 par oléiculteurs et par an.
Les traitements sont réalisés pour les 2/3 avec un appareil porté sur le dos et 1/3 avec un tracteur. En effet, on considère généralement que l’investissement dans un petit tracteur ne peut se justifier qu’à partir de 200 arbres.
L'entretien du sol
30 % entretiennent tout le verger de la même façon, sans faire de détail autour des pieds ; les 2/3 en coupant l’herbe et 1/3 en griffonnant. 70 % apportent un soin particulier autour des troncs avec 55 % qui binent à la main, 35 % au motoculteur et 15 % utilisent 1 fois par an un désherbant chimique en plus du binage.
Pour le travail sur le reste du verger (entre les arbres) : 80 % coupent simplement l’herbe ; 11 % alternent travail du sol et coupe de l’herbe ; 10 % griffonnent. 0,6 % d’entre vous seulement gèrent le sol exclusivement avec des désherbants chimiques.
Outre la grande diversité des itinéraires techniques il convient de remarquer que presque plus personne n’utilise le désherbage chimique comme seule technique. C’est le gage d’une conservation à long terme de la qualité de nos sols en coteaux.

La récolte des olives
Avec une production moyenne 758 kg d'olives, l'oléiculteur consacre 39 h à la récolte et se fait aider 66 heures par de la main d’oeuvre familiale et 48h par des amis.
38 % récoltent au panier, 36 % récoltent à l'aide de filets et de peignes, 25 % alternent les 2 méthodes et seulement 1 % utilise des outils mécaniques d'assistance à la récolte. Au-delà de 300 kg d’olives tous les oléiculteurs récoltent au filet.
La récolte au panier donne un rendement moyen de 5,2 kg d’olives à l’heure, au filet de 8,8 kg / h et de 17,2 kg / h avec des outils mécaniques d'assistance à la récolte.
La Consommation
La production des oliviers est évidemment variable selon les années, mais la moyenne est de 1,7 L d’huile par arbre avec des écarts important allant de 0 à plus de 4 L suivant la culture.
La consommation des ménages par foyer est en moyenne de 41 litres par an soit une moyenne de presque 1 litre d’huile d’olive par personne et par mois.
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